D'où viennent les prix affichés sur ce site

Ce que sont ces montants, et ce qu'ils ne sont pas

Ce sont des fourchettes de marché belge, reconstruites à partir de tarifs publics d'entreprises belges, de comparateurs belges et de sources réglementaires, puis harmonisées entre les sept métiers. Elles couvrent 426 prestations et sont exprimées TVA comprise.

Ce ne sont pas :

  • des tarifs négociés avec les artisans du réseau — aucun accord tarifaire belge n'existe à ce jour ;
  • des relevés de facturation réels — nous n'avons pas d'historique d'interventions belges ;
  • une transposition de la grille française de depanneo.com : elle est en hors taxes, la nôtre est en TVA comprise, et les taux horaires ne sont pas les mêmes.

Conséquence contractuelle : chaque montant est une fourchette annoncée avant le déplacement, jamais un prix ferme. C'est l'artisan qui établit le devis final après diagnostic, et c'est lui qui facture.

Il n'y a pas de vidange de fosse septique à Bruxelles

Certaines lignes n'apparaissent pas sur la page de votre commune, et c'est voulu. La vidange de fosse septique, le curage d'un système d'épuration individuel, l'entretien d'une micro-station : ces prestations ne concernent que les habitations non raccordées à l'égout. En ville, le raccordement est la règle — à Ixelles ou à Saint-Gilles, afficher un prix de vidange de fosse n'aurait aucun sens pour vous. Ces douze lignes sont donc réservées aux communes où l'assainissement individuel existe réellement, principalement en zone rurale et semi-rurale wallonne. Si vous ne les voyez pas sur votre page, c'est que votre commune est raccordée ; si vous êtes malgré tout en autonome, appelez-nous et le prix vous sera donné au téléphone.

Le contrôle périodique de chaudière n'a pas la même périodicité selon la Région

RégionGazMazoutQui contrôle
Wallonie (1 494 communes et sections)3 ans jusqu'à 100 kW, 2 ans au-delà1 antechnicien agréé (agrément AWAC)
Bruxelles-Capitale (19 communes)2 ans1 antechnicien chaudière PEB agréé par Bruxelles Environnement
Flandre, périphérie francophone (95 communes)2 ans à partir de 20 kW1 an à partir de 20 kWerkend technicus (VLAREL)

Attention au vocabulaire : en Wallonie, seul le contrôle périodique est imposé par la réglementation. L'entretien — le nettoyage de la zone de combustion — n'est pas une obligation légale wallonne, même s'il reste recommandé. Les deux actes se facturent séparément, et confondre les deux est l'argument commercial le plus répandu du secteur.

TVA : où est le piège

Le taux réduit de 6 % s'applique à la main-d'œuvre et aux matériaux, à quatre conditions cumulatives : le logement est affecté principalement à l'habitation privée, sa première occupation date d'au moins dix ans avant la première facture (seuil porté de cinq à dix ans le 12 février 2016), les travaux sont facturés directement à l'occupant, et l'artisan fournit lui-même les matériaux.

Le piège, réel et coûteux : les matériaux que le client achète lui-même restent taxés à 21 %, même si l'artisan les pose. Sur 600 € de fournitures, l'écart approche 90 €.

Un changement de 2025 à connaître avant de faire remplacer une chaudière : depuis le 29 juillet 2025, la partie spécifique d'une installation de chauffage aux combustibles fossiles est taxée à 21 % — chaudière, évacuation des gaz, alimentation en combustible, cuve, pompe intégrée, fixations. La partie non spécifique reste à 6 % : radiateurs, conduites hydrauliques, chauffage au sol, vase d'expansion, pompe de circulation indépendante, thermostat, sondes. Un devis de remplacement de chaudière gaz ou mazout doit donc être ventilé poste par poste. Nos montants de remplacement de chaudière sont exprimés à 6 % comme le reste de la grille : ils sont sous-évalués d'environ 14 % sur leur partie spécifique, et seront repris au prochain millésime.

Trois précisions qui reviennent souvent : c'est l'artisan qui facture et qui applique le taux, jamais Depanneo ; le taux dépend du logement du client, pas de l'artisan ni de la plateforme ; et pour un logement de moins de dix ans ou un local professionnel, les montants de la grille sont mécaniquement plus élevés d'environ 14 %.

Le vocabulaire belge, et les faux amis français

Il n'existe en Belgique ni RGE ni Qualibat : ce sont des labels français. Les qualifications utilisables sont le numéro d'entreprise à la BCE, l'accès à la profession, le label CERGA pour le gaz naturel, le contrôle RGIE par un organisme agréé par le SPF Économie, l'assurance responsabilité civile professionnelle, et l'enregistrement pour l'emploi de biocides professionnels.

Un point à ne pas confondre : l'électricien installe et met en conformité, mais il ne contrôle pas. Le contrôle RGIE relève d'un organisme agréé, distinct de l'installateur. C'est pourquoi la ligne « Contrôle RGIE par un organisme agréé » de nos grilles porte explicitement la mention « facturé par l'organisme agréé, jamais par l'électricien ».

Tous ces termes sont définis dans notre glossaire du dépannage en Belgique.

Ce qui fait varier le prix, métier par métier

La structure déplacement + temps × taux horaire + fournitures est la même partout, mais le poids de chaque terme change complètement d'un métier à l'autre. C'est ce qui explique que deux fourchettes de largeur très différente puissent être également honnêtes.

Serrurerie — le prix dépend de la serrure, pas du temps

Une ouverture de porte claquée prend dix minutes à un serrurier équipé ; une porte fermée à deux tours de clé sur un cylindre de sécurité peut en prendre une heure et se terminer par un remplacement. L'écart n'est donc pas un écart de temps mais un écart de technique : ouverture par radiographie, par crochetage, ou perçage suivi du remplacement du cylindre. C'est pourquoi la grille distingue explicitement « porte claquée » (125-165 €) de « porte fermée à clé » (150-220 €) et de « porte blindée » (220-420 €) : ce sont trois interventions différentes, pas trois durées.

La fourniture pèse ensuite lourd et de façon très lisible : un cylindre européen standard, un cylindre certifié anti-perçage et un cylindre à clé brevetée avec carte de propriété vont de 140 € à 480 € posés. Un client qui compare deux devis doit d'abord vérifier de quel cylindre on lui parle.

Plomberie — le prix dépend de l'accès

La recherche de fuite est le poste où la fourchette est la plus large (180-350 €), et la raison est physique : une fuite visible sous un évier se répare en trente minutes, une fuite en dalle se cherche à la caméra thermique ou au gaz traceur avant qu'un seul outil ne soit sorti. Le taux horaire relevé en Belgique varie aussi fortement par région — 45 à 70 €/h HTVA en Wallonie, 55 à 90 € à Bruxelles — mais notre grille est nationale : elle couvre l'intervalle, elle ne le segmente pas par province.

Le débouchage suit la même logique d'accès : furet manuel, furet électrique ou hydrocurage au camion ne sont pas la même intervention, et la ligne bascule alors du plombier vers l'assainissement.

Chauffage — le prix dépend de l'obligation légale, et du combustible

C'est le métier où la réglementation commande le plus directement la facture. La périodicité du contrôle périodique n'est pas la même en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre (voir le tableau plus haut), l'agrément du technicien diffère, et le combustible change à la fois la périodicité et le prix : un contrôle mazout est annuel et coûte plus cher qu'un contrôle gaz, parce qu'il comprend l'analyse de combustion et le nettoyage du gicleur.

C'est aussi le métier où la TVA est devenue la variable la plus coûteuse. Depuis le 29 juillet 2025, le remplacement d'une chaudière gaz ou mazout n'est plus intégralement à 6 % : la chaudière, son évacuation, son alimentation et sa cuve sont à 21 %. Sur un remplacement à 4 500 €, le passage d'un poste de 3 000 € de 6 % à 21 % représente environ 420 € de TVA supplémentaire. Un devis qui annonce « 6 % sur tout » pour un remplacement de chaudière fossile est aujourd'hui un devis mal établi.

Électricité — le prix dépend de qui fait quoi

La particularité belge est la séparation stricte entre l'installateur et l'organisme de contrôle. Une « mise en conformité RGIE » est un chantier d'électricien, chiffré au temps et aux fournitures (280-900 € pour lever des remarques ponctuelles, sur devis pour une remise à niveau complète). Le contrôle, lui, est facturé par un organisme agréé, entre 135 et 250 € selon l'organisme, et il n'entre pas dans le devis de l'électricien.

Confondre les deux est l'erreur la plus fréquente sur ce métier, dans les deux sens : soit le client croit avoir payé le contrôle en payant les travaux, soit un devis fait apparaître une ligne de contrôle que l'artisan n'a pas le droit de facturer.

Vitrerie — le prix dépend du vitrage, et de l'urgence de la mise en sécurité

Une vitre cassée se traite en deux temps qu'il faut distinguer sur le devis : la mise en sécurité immédiate — panneau provisoire, évacuation des éclats, sécurisation de l'ouverture — puis le remplacement du vitrage, qui suppose une prise de mesures et une commande. Le vitrage isolant se facture au mètre carré (80 à 180 €/m² selon le type, 100 à 150 €/m² en HR++), auquel s'ajoutent la pose et l'éventuelle reprise du châssis.

La conséquence pratique : une intervention d'urgence de nuit sur une vitrine ne remplace presque jamais le verre le soir même, et un devis qui le promet mérite une question.

Assainissement — le prix dépend du matériel envoyé

C'est le seul métier où le forfait de déplacement est nettement plus élevé (140 €), et la raison est simple : ce n'est pas un utilitaire qui se déplace, c'est un camion hydrocureur ou un camion de vidange. La ligne suivante dépend ensuite du volume (une fosse de 3 000 litres, 180-450 €) et de la présence ou non d'un curage associé (300-620 €).

C'est aussi le métier le plus sensible à la géographie : douze lignes de la grille n'existent que dans les zones classées en assainissement autonome, et disparaissent des pages où elles n'ont pas de sens.

Anti-nuisibles — le prix dépend du nombre de passages

La particularité de ce métier est qu'une intervention efficace est rarement unique. Un traitement de punaises de lit demande deux à trois passages espacés d'une quinzaine de jours, parce qu'aucun produit ne détruit les œufs et les adultes dans le même cycle. Une fourchette annoncée « par passage » et une fourchette « traitement complet » ne sont donc pas comparables — la nôtre est par pièce (260-620 €) et par logement complet (480-950 €), passages compris.

Second facteur, réglementaire : certains produits relèvent du circuit restreint et ne sont accessibles qu'à des utilisateurs enregistrés. Un tarif nettement inférieur au marché sur une dératisation ou un traitement de punaises pose la question du produit employé.

Les majorations, et pourquoi elles sont au forfait

Le marché belge exprime les majorations d'urgence en pourcentage : 25 à 50 % le soir et le samedi, 50 à 100 % la nuit et le dimanche. Nous les exprimons en forfait — 80 à 120 € selon le métier — pour trois raisons.

  • Un pourcentage sur une fourchette n'est pas annonçable. « Entre 130 et 200 €, plus 50 à 100 % » ne donne pas au client une information sur laquelle il peut décider. Un forfait, oui.
  • Un pourcentage pénalise les gros chantiers sans raison. Le surcoût réel d'une intervention de nuit est celui du dérangement de l'artisan, pas une fraction du montant des fournitures.
  • Les majorations ne se cumulent pas. Un dimanche soir, une seule s'applique. C'est un choix commercial, repris tel quel du fonctionnement du groupe, et il est plus simple à tenir qu'un barème cumulatif.

Le montant du forfait est calé sur ces pourcentages appliqués à une intervention type d'une heure et demie. Il est plus élevé en assainissement, où c'est un camion qui se déplace, et plus faible en anti-nuisibles, où c'est un véhicule léger. La majoration est annoncée au téléphone avant que l'artisan ne se déplace : c'est une clause de la charte tarifaire, pas une courtoisie.

Les lignes « sur devis » : pourquoi nous refusons de les chiffrer

Une soixantaine de lignes de la grille ne portent aucun montant. Ce n'est pas une lacune, c'est un refus, et il porte sur cinq familles de cas.

  • Les rénovations complètes et le gros œuvre. Le prix dépend de la surface, de l'état de l'existant et des choix de matériaux, dans des proportions qui rendent toute fourchette inutile : annoncer « entre 5 000 et 60 000 € » n'informe personne.
  • Le sur-mesure. Un châssis, une porte blindée ou un rideau métallique se chiffrent après prise de mesures. Une fourchette annoncée avant la visite serait systématiquement démentie par le devis.
  • Les interventions dépendant d'un tiers. L'ouverture d'un coffre-fort suppose d'identifier le modèle ; une intervention sur une porte commune d'immeuble suppose l'accord du syndic.
  • Les espèces protégées. Un nid d'hyménoptères protégé ne se détruit pas : il se déplace, et la procédure n'est pas la même.
  • Les cas où le prix dépend d'un diagnostic destructif. Une reprise de bâti après effraction ne se chiffre qu'une fois le dormant démonté.

Nous préférons annoncer « sur devis, chiffrage gratuit après visite » plutôt qu'une fourchette large qui donnerait une fausse impression de précision. Une fourchette dont la borne haute est cinq fois la borne basse n'est pas une fourchette, c'est un aveu.

Comment lire un devis de dépannage belge

Cinq vérifications, dans cet ordre, qui n'exigent aucune compétence technique.

  1. Le numéro d'entreprise est-il présent, et l'entreprise est-elle active ? Le numéro BCE se vérifie gratuitement en trente secondes sur le registre public. C'est le contrôle le plus rapide et celui qui élimine le plus de mauvaises surprises.
  2. Les deux taux de TVA apparaissent-ils là où ils doivent apparaître ? 6 % suppose un logement privé occupé depuis plus de dix ans, facturé directement à l'occupant, matériaux fournis par l'artisan. Sur un remplacement de chaudière gaz ou mazout, une partie doit être à 21 % depuis le 29 juillet 2025. Un devis à 6 % sur la totalité d'un tel chantier est mal établi.
  3. Les fournitures sont-elles décrites, ou seulement chiffrées ? « Cylindre : 180 € » ne dit pas s'il s'agit d'un cylindre standard ou d'un cylindre certifié, dont les prix vont de 140 à 480 € posés. Un devis sérieux nomme la référence ou au moins la catégorie.
  4. La majoration est-elle une ligne, ou une augmentation silencieuse des autres lignes ? Une majoration de nuit doit apparaître séparément. Fondue dans le prix des prestations, elle empêche toute comparaison.
  5. Qui délivre quoi ? Sur l'électricité en particulier : le contrôle RGIE relève d'un organisme agréé et ne peut pas être facturé par l'installateur. Une ligne « contrôle » dans le devis de l'électricien est une anomalie.

Si l'une de ces vérifications échoue, cela ne signifie pas nécessairement que le devis est malhonnête — mais cela signifie qu'il faut poser la question avant de signer.

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